Un homme à femmes

Marié deux
Fois
Jamais sa-
Tisfait ja-
Mais sans
Cesse obsé-
Dé par d’autres
Pensées

Il transpirait en
Evoquant telle
Grognasse qui
Lui avait accroché
L’œil

Il en parlait
Avec la salive à
La bouche

Un regard d’a-
Nimal amusé

Il en oubliait
Que sa dernière con-
Quête
Se tortillait près de
Lui

Qui pour reprendre
Haleine
S’envoyait un verre de vin
Noir

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Je n’ai pas dormi pendant l’heure de la sieste

Le pied à peine
Posé sur la
Terrasse le soleil
M’a planté ses
Fourchettes dans les
Yeux

Je suis resté
Sans respirer une
Seconde
Puis le souffle
M’est revenu
Et j’ai senti
Le décor
S’ouvrir comme
Une main

Par-delà les
Chemises pendues
Dans la chaleur saisie
Par-
Delà l’horizon

A chaque ins-
Piration
Les fourchettes
S’enfonçaient davantage
Fouillant les
Orbites jusqu’au
Noyau

Fallait tenir
Sais pas pourquoi

Mais fallait
Tenir te-nir

L’horizon brûlait
Sans fumée
En tremblant

Et doucement très
Doucement les grilles
Tombaient
Sur mes yeux
Se refermaient sur
Le silence

Sur une obscurité
Pullulante

Me suis réfugié
Dans la maison
Où la pénombre
Prend à la
Gorge
Et assèche
La voix

J’ai voulu ne plus
Penser à rien

L’enfant du dessous était malingre et vaguement mongolien

Il pleurait
Geignait
Gémissait san-
Glotait
Des nuits entières

Comme s’il y
Avait en lui
Une longue aiguille
Qui ne parvenait
Pas à percer sa
Peau

Pleurait d’un
Crépuscule à
L’autre

Et j’entendais
La voix de son
Père inventer la
Colère
Et j’entendais la
Voix de sa mère
Découvrir encore la
Douleur

Je m’enfonçais les
Doigts dans les
Oreilles

Pour forcer le
Sommeil

Mais les battements de
Mon cœur
(…BOUM-BOUM/BOUM-BOUM
BOUM-BOUM/BOUM-BOUM
BOUM-BOUM/BOUM-BOUM
BOUM-BOUM/BOUM-BOUM
BOUM-BOUM/BOUM-BOUM
… )

Me gardaient
Eveillé

Et me tournant vers
La fenêtre je mau-
Dissais ce putain de
Gosse

Novelette

Sur le banc
Métallique et
Glacé
De l’abribus
Je venais de
M’asseoir

Une vieille femme ma-
Quillée guindée
Dans son
Manteau bleu
Electrique
S’est assise près
De moi

Le vent vi-
Celard
De février
Soufflait si
Salement
Que j’aurais
Rentré
Ma tête dans
Mon cul

La vieille se
Blottissait sur
Elle-même
Pour préserver
Le peu de
Chaleur
De sa chair
Fatiguée

Elle claquait
De tout son
Dentier
De ses talons
Durs
Sur le sol
En acier

Pensait à
Quoi
Dans sa tête
En pierre ?

Le caillou de
Son cœur
Comptait
Tic-tic-tic-tic
Ses derniers
Coups

Elle a grimacé
Un sourire en
Coin
M’a vaguement
Regardé d’un
Œil aqueux
Trouble
Comme empli de
Morve
Et dans son
Œil
J’ai vu brûler l’
Œil
D’une petite
Fille stupéfaite