Balade nocturne

Le bruit du moteur dans la nuit parfumée me tient éveillé si bien que je vois dans un éclair les silhouettes des tournesols fatigués se profiler sur le ciel outre-mer  
Des flots d’odeurs entrent par la fenêtre ouverte : ça sent l’arbre la terre et l’herbe chaude la rosée aussi   
Je fredonne un air lointain je vais vers la petite ville  
Parfois un grand oiseau traverse la clarté des phares  
Si vite que j’ai à peine le temps de le voir  
Je vague entre plaine et colline  poursuivi par le vent  
Cette nuit-là j’ai rencontré le ciel le silence  absolu qui se met à quatre pattes derrière les arbres  
Je n’ai rien oublié je n’ai rien retenu cependant je suis encore dans cette bagnole qui happe une ombre au détour d’une route en pente.

1 commentaire

  1. Décidément, vous nous faites revivre une de vos thématiques, l'errance somnambule dans la nature vivante que vous illustrez d'images fortes. nos , les lecteurs n'avons rien retenu mais rien oublié. « Le silence absolu qui se met à quatre pattes derrière las arbres » nous invite à nous taire et à partager, discrets, le moment offert avec vous…
    Ps: J'attends la ré-édition du magnifique »oxiseau » que j'affectionne pour l'offrir à un ami, grand-père!

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